18 Novembre 1935 : La Société des Nations décrète des sanctions contre l'Italie après l'invasion de l'Ethiopie
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La Société des Nations a pris une décision historique en décrétant des sanctions contre l'Italie à la suite de son invasion de l'Éthiopie. Cette décision marque un tournant significatif dans les relations internationales, mettant en lumière les efforts pour maintenir la paix et la stabilité mondiales.
L'Italie, dirigée par Benito Mussolini, a lancé une offensive militaire contre l'Éthiopie en octobre 1935, déclenchant ainsi une crise internationale majeure. L'Éthiopie, alors dirigée par l'empereur Hailé Sélassié Ier, a rapidement appelé à l'aide la communauté internationale pour contrer cette agression.
En réponse à cette violation flagrante du droit international, la Société des Nations a convoqué une réunion extraordinaire de ses membres. Les débats ont été intenses, certains pays appelant à des mesures sévères tandis que d'autres préconisaient une approche plus conciliante.
Après de longues négociations, un accord a été trouvé pour imposer des sanctions économiques à l'encontre de l'Italie. Ces sanctions comprennent un embargo sur les armes, le caoutchouc et les métaux, visant à limiter la capacité de l'Italie à poursuivre ses opérations militaires en Éthiopie.
Cependant, malgré cette action de la Société des Nations, les sanctions n'ont pas réussi à stopper l'invasion italienne. Mussolini a continué son avancée en Éthiopie, défiant ouvertement les mesures prises par la communauté internationale. Cette situation a remis en question l'efficacité même de la Société des Nations dans le maintien de la paix mondiale.
Les critiques ont rapidement émergé, soulignant les lacunes et les faiblesses de l'organisation internationale. Certains ont argué que l'imposition de sanctions insuffisamment contraignantes avait affaibli la crédibilité de la Société des Nations et encouragé davantage d'actions agressives de la part des nations ambitieuses.
Cette crise a également mis en lumière les divisions entre les grandes puissances de l'époque, certaines soutenant l'Italie tandis que d'autres condamnaient fermement son comportement. Ces dissensions ont sapé l'unité nécessaire pour faire respecter les décisions de la Société des Nations.
En fin de compte, bien que les sanctions aient été un pas important vers la dissuasion des agressions internationales, l'échec de la Société des Nations à faire respecter ses décisions a terni son image et a mis en évidence la nécessité de réformes plus profondes pour maintenir la paix et la sécurité mondiales.